Auto-Entrepreneur et facturation : #2
Je parles beaucoup d'argent ces derniers temps. À raison je le pense, car en tant que vidéaste indépendant il est très difficile de se placer ou de comprendre le marché ; en réalité de savoir qui on est, et ce que l'on veut faire. La clef de nos tarifs viendrait de là. 𝄞💰
Résumé : EP #1
Dans cet épisode, j'ai pris le tarif de l'intermittent, j'y ai mis les diverses frais, charges et bénéfices dans la logique d'entreprise. Je n'y ai même pas vraiment ajouté la plus-value de créateur, d'artiste qui amène son point de vu. Mais dans l'idée, je suis sur 900€ / jour de travail estimé. Je vous parlais de l'aspect créatif à valoriser également.
J'ai eu l'idée de cet épisode 2, en lisant cet article d'Olivier Servière. Primière chose intéressante à corriger dans mon premier article c'est la lien de la convention audiovisuel : la vrai sans faute sur le site du gouvernement. Tout d'abord, nous arrivons tout deux à peu près au même tarif, et c'est logique car nous utilisons exactement la même méthode de fonctionnement.
Juste prix !
S'il faut théoriquement de 800€ à 900€ / jour pour un réalisateur solo shooter, ce prix n'est pas forcément le juste prix pour la prestation. Car on peut tomber sur un client qui acceptent notre point de vue artistique et veut le valoriser ou un autre qui veut juste un techos presse bouton.
Les 3 types de personnes
Tout d'abords, sachez que je n'ai pas envie de mettre dans des cases, c'est une manière rationnelle de me rassurer et de trouver mon chemin. Il se peut que ça ne vous convienne absolument pas, cher lecteur/trice !
L'entrepreneur
Si on veux gagner plein d'argent, peu importe ce que l'on fais, on réfléchie pour toujours plus en avoir. Le principe de base est de travailler les vidéos pour l'argent et non pour la finalité artistique. J'en ai croisé plein des personnes comme celles-là. Et c'est génial, car c'est un système qui peu fonctionner sur la simple base de la négociation. Utilisation de template intensive et d'auto-entrepreneur jeune à tout va pour réduire les frais. Logique simple et efficace. C'est la base de presque tout les patrons de boite de communication.
L'intermittent
Ce statut à été créé pour offrir une possibilité de sérénité dans les métiers de travail par intermittence. Ils offrent donc une place privilégié avec des tarifs vraiment interessant, ou le gars de base va avoir au moins le doube du smic, tant qu'ils trouvent des productions pour travailler ! Et en plus de ça, s'il a pas de job le mois suivant, il a automatiquement du chômage. Si on veut travailler dans la vidéo ou le cinéma et en équipe, c'est vraiment la planque et le statut qu'il faut avoir. Ne cherchez pas plus loin. Il ne faut pas avoir peur du statut, il est vraiment bien fait pour nous, créateurs.
L'artiste
C'est là où ça devient chaud. Le nom que j'ai écrit là vient du statut d'artiste-auteur que l'on a, lorsqu'on se trouve être scénariste ou réalisateur de film. On négocie nos droits avec les boites de production, sauf si on veut se négocier notre prix tout seul, ou faire du crowdfunding, ou encore travailler en association. Ce titre n'est pas un statut pour moi mais un style de vie, on peut être artiste auteur, intermittent, auto-entrepreneur et/ou entrepreneur !
Ma voie perso
Je suis plutôt dans la dernière tranche des 3 types de personne. Je penche plutôt vers la création d'un oeuvre d'art. Je cherche à développer des sujets pour les entreprises d'un point de vu artistique et émotionnel, pas d'un point de vu publicitaire.
Bien entendu, je suis également un technicien vidéo pur et dur à la base. Donc en tant que réalisateur freelance, je cherche également à faire des petits trucs bien technique, le vidéaste au service de la technique, le réalisateur au service de l'art, et les deux combinés dans mon oeuvre et mes vidéos ou films.
De ce point de vue, j'essaie de vendre à mes clients une image de marque qui correspond à leur charte graphique, éthique et de production. Ma plus value est ici, et c'est vraiment chaud à quantifié financièrement. Là ou le business man aura la faculté simple de tout quantifier et de vendre une presta, de mon côté je fais ce que je considère être de l'art et je ne peux pas vraiment vendre mon temps de travail, car la réflexion de tout les jours amène les vidéos que je crée, et je ne peux facturer cette réflexion. C'est le statut d'artiste-auteur, que malheureusement je ne peux pas avoir avec les clients. J'ai donc choisi l'auto-entreprise (par peur de l'inconnu) face à l'intermittence et le portage salarial (via boite de prod).
J'ai l'impression que l'auto-entreprenariat me permet aussi de développer des projets perso plus facilement. Ce qui est sûrement une illusion. La liberté que me procure ce statut semble attirant, cependant en réalité, je n'ai pas de chômage et une retraite au raz des paquerettes. Donc je devrais développer des projets d'entrepreneurs. CQFD : l'auto-entreprenariat n'est peut-être pas fait pour moi !
Je voulais finalement être intermittent du spectacle avec portage salarial pour mes clients. Cependant je pars vivre à l'étranger dans le pays de ma copine pour quelques années et ce statut ne se prête pas à la vie hors france. Je reste donc auto-entrepreneur et développe des projets associatifs, artistiques divers !